Pierre Bourdieu, in Pour un mouvement social européen,
Le Monde Diplomatique, juin 1999 — Pages 1, 16 et 17, aussi in Contre-feux 2, Raisons d'agir, 2001, p. 13-23

"L'histoire sociale enseigne qu'il n'y a pas de politique sociale sans un mouvement social capable de l'imposer ( et que ce n'est pas le marché, comme on tente de le faire croire aujourd'hui, mais le mouvement social qui a « civilisé » l'économie de marché, tout en contribuant grandement à son efficacité ). En conséquence, la question, pour tous ceux qui veulent réellement opposer une Europe sociale à une Europe des banques et de la monnaie, flanquée d'une Europe policière et pénitentiaire ( déjà très avancée ) et d'une Europe militaire ( conséquence probable de l'intervention au Kosovo ), est de savoir comment mobiliser les forces capables de parvenir à cette fin et à quelles instances demander ce travail de mobilisation. "


lundi 22 janvier 2018

Festival Raisons d’agir, « Révolution(s) », Du 28 mars 2018 au 30 mars 2018 à Poitiers






Révolution(s)

Présentation par le Festival Raisons d'agir
Il y a dans l’air comme un parfum de rejet des institutions, des clivages et des manières de faire du passé. Le pouvoir en place semble pourtant s’être consolidé. Au prix d’un fort renouvellement générationnel, la République a rassemblé ses forces et retrouvé son lustre pour achever le programme de transformation économique auquel le pays rechigne depuis plus de 30 ans.
En France, les mobilisations sociales n’ont pour autant jamais véritablement cessé, des coordinations de la fin des années 1980 aux luttes pour la défense de la Protection Sociale, des mouvements de chômeurs et précaires aux grands rassemblements altermondialistes et aux manifestations contre la loi El Khomri. Depuis une dizaine d’années, de nouvelles formes d’action voient le jour, mobilisant tout particulièrement les jeunes, aussi bien sur les enjeux écologiques que sur la question du travail ou de l’accueil des réfugiés.
Mais qu’en est-il des aspirations à une transformation d’ensemble de l’organisation économique, sociale et politique ? Les forces politiques sont-elles seules en mesure d’offrir cette alternative ? Ou l’action à l’échelle locale, sur son lieu de travail ou dans son quartier est-elle la meilleure façon de prendre le pouvoir ? A l’heure de l’explosion des « réseaux sociaux », qu’en est-il de nos capacités à démocratiser nos sociétés ? Alors que le dégoût du vieux monde semble avoir refait surface, qu’en est-il de la possibilité de construire un monde nouveau ?
50 ans après mai 1968 et un peu plus de 100 ans après la révolution d’octobre 1917, ces questions doivent être reprises à frais nouveau. En revenant à l’histoire, mais sans rabâchage et sans culte du passé. Ainsi, nous ne ferons pas de commémoration de la révolte sociale et libertaire de « mai ». Mais nous discuterons de l’actualité des luttes pour l’émancipation sociale. Nous ne déposerons nulle couronne en souvenir des soulèvements populaires qui suivirent la grande guerre de 1914-18. Mais, en prenant appui sur les films documentaires et sur les travaux d’historiens et de sociologues, nous remettrons en lumière les passions de l’époque. Et nous discuterons dans le même mouvement l’héritage de la Révolution française, de la Commune et du Front Populaire, pour interroger les dynamiques, remettre en scène les croyances, relancer les débats qui ont traversé ces moments révolutionnaires. En mobilisant les savoirs et les œuvres sensibles, nous voulons discuter ce qui fait l’actualité des aspirations à renverser l’ordre des choses, à se réapproprier le monde, la planète, nos vies.

Au programme du festival les projections de L’émeute sur la barricade (A. Guy, 1906), La Commune (A. Guerra, 1914), La Révolution de 1848 (Coopérative Générale, 1949), La Révolution Française (M. Gaumitz, 1989) et de L’assemblée (M. Otero, 2107) ; des conférences et des débats la participation de Sophie Wahnich, Anne Jollet, Bernard Pudal, Boris Gobille, Denis Merklen et de nombreux autres participants ; des interventions artistiques.

Le festival Raisons d’agir 2018 est organisé par l’association Raisons d’agir-Poitiers, en partenariat avec l’Espace Mendès France et le cinéma Le Dietrich, avec le soutien financier de la ville de Poitiers, de l’U.F.R Lettres et Langues et de l’U.F.R. Sciences Humaines et Arts de l’université de Poitiers.

Programme complet à venir. festivalraisonsagir.org








vendredi 19 janvier 2018

Pierre Bourdieu, à propos de l'intellectuel négatif




Pierre Bourdieu, à propos de l'intellectuel négatif






(Cette liste de publications sera mise à jour au fur et à mesure,  Gilbert Quélennec)
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Sollers tel quel, Libération, 27/01/1995, aussi in Liber, Revue internationale des livres, 21-22, mars 1995, P.40, aussi in Contre-feux, Raisons d'agir, 1998, p.18-20

L'intellectuel négatif, janvier 1998, aussi in Liber, Revue internationale des livres, N°34, mars 1998, P.15, aussi in Contre-Feux, Raisons d'Agir, 1998, pp.105-107





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voir également:


Interventions de Pierre Bourdieu: Les "intellectuels médiatiques" sont une parodie


Publications de Pierre Bourdieu: Le champ intellectuel

Pierre Bourdieu: un Intellectuel global

Pierre Bourdieu, la mise en oeuvre de l'intellectuel collectif international

Pierre Bourdieu, à propos de l'intellectuel collectif



 

 

jeudi 18 janvier 2018

audio: Ludivine Bantigny, 1968. De grands soirs en petits matins



audio: Ludivine Bantigny, 1968. De grands soirs en petits matins
La Grande table (2ème partie) par Olivia Gesbert, le 05.01.2018


Ludivine Bantigny
1968
De grands soirs en petits matins 
Seuil
L'Univers historique
2018
Présentation de l'éditeur
À partir d’un travail dans les archives de toute la France, pour beaucoup inédites, Ludivine Bantigny restitue l’énergie des luttes, des débats, des émotions et des espoirs portés par les acteurs de 68 : toutes celles et tous ceux – ouvriers, étudiants, militants mais aussi danseurs, médecins, paysans, artisans, poètes d’un jour, et les femmes à parts égales avec les hommes – qui ont participé au mouvement. Elle s’intéresse aussi à « l’autre côté » : la police, le pouvoir et les oppositions à la contestation.
Son livre s’attache au vif des événements : à la diversité de leurs protagonistes plus qu’aux seuls porte-parole désignés, à leurs pratiques plus qu’à la rhétorique dont on les a ensuite enveloppés, à la grève qui met le temps en suspens. « Les événements » : si la formule est restée vague faute de pouvoir à coup sûr qualifier ce qui s’était passé, du moins a-t-elle le mérite de revenir précisément aux faits, aux projets, à l’inventivité, à tout ce qui a été imaginé, de grand et de petit, pour réellement « changer la vie ».
Ludivine Bantigny est historienne, maîtresse de conférences à l’université de Rouen Normandie. Ses recherches portent sur les engagements politiques et la conscience historique au XXe siècle. Elle a notamment publié La France à l’heure du monde. De 1981 à nos jours (Seuil, 2013 ; « Points Histoire », 2018).


mercredi 17 janvier 2018

audio: Alban Jacquemart et Sophie Pochic présentent Le plafond de verre et l'État. La construction des inégalités de genre dans la fonction publique (avec Catherine Marry, Laure Bereni, Anne Revillard)


audio: Alban Jacquemart et Sophie Pochic présentent Le plafond de verre et l'État. La construction des inégalités de genre dans la fonction publique (avec Catherine Marry, Laure Bereni, Anne Revillard)
Les oreilles loin du front,10.01.2018

 
Le plafond de verre et l'État
La construction des inégalités de genre dans la fonction publique
Catherine Marry, Laure Bereni, Alban Jacquemart
Sophie Pochic, Anne Revillard

mardi 16 janvier 2018

Réédition revue: Serge Halimi, Quand la gauche essayait. Les leçons du pouvoir (1924, 1936, 1944, 1981)

Serge Halimi
Quand la gauche essayait
Les leçons du pouvoir (1924, 1936, 1944, 1981)
Réédition revue
Agone
Éléments
2018

Présentation de l'éditeur
Longtemps, la gauche au pouvoir a caboté entre deux récifs. Tantôt sa volonté de transformation sociale butait sur les “contraintes” imposées par l’ordre capitaliste. Tantôt sa pratique du pouvoir devançait les préférences et les exigences de ses adversaires. En France, au cours du XXe siècle, les périodes associées au Cartel des gauches (1924–1926), au Front populaire (1936–1938), à la Libération (1944–1947), et aux premières années de l’ère mitterrandienne (1981–1986) ont illustré cette tension entre espérance et renoncement, audace et enlisement.
La gauche a chevauché au pouvoir la puissance de passions collectives, dont celle de l’égalité. Mais elle a accepté ensuite de les dompter, avant de les étouffer sous une couverture de rationalité technique. Cette retraite bureaucratique, cette nouvelle conscience qui ne voit dans le monde que moyens et machines ont forgé les barreaux de sa cage de fer.
Réédition, légèrement revue, d’un ouvrage épuisé depuis plus de dix ans, ce livre reste la seule étude comparative sur les réalisations et les échecs de la gauche française.
Directeur du Monde diplomatique, Serge Halimi est notamment l’auteur des Nouveaux Chiens de garde (1997) et du Grand Bond en arrière (2004).
 


samedi 13 janvier 2018

Publications de Pierre Bourdieu: autour de Mai 68 et du champ universitaire



Publications de Pierre Bourdieu
autour de Mai 68 
et 
du champ universitaire






(Cette liste sera mise à jour au fur et à mesure, Gilbert Quélennec)
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Publications de Pierre Bourdieu: autour de Mai-Juin 1968


Publications de Pierre Bourdieu: Le champ universitaire





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voir également:

Interventions de Pierre Bourdieu: en soutien aux mobilisations étudiantes et lycéennes

Publications de Pierre Bourdieu: à propos des surnuméraires (un des grands facteurs de changement historique est le décalage entre la production du système scolaire et les postes fournis)


Pierre Bourdieu, "Dans le « Rapport du Collège de France sur l'enseignement et l'avenir», il y avait une proposition extrêmement révolutionnaire – qu'évidemment personne n'a vue – qui consistait à dire qu'on pouvait concevoir que les titres scolaires soient à validité limitée dans le temps, qu'ils valent pour cinq ans et soient non renouvelables."

Publications de Pierre Bourdieu:  La logique spécifique de chacun des Champs (littéraire, artistique, intellectuel, religieux, philosophique, scientifique, politique, juridique, étatique, journalistique, économique, du pouvoir) 






vendredi 12 janvier 2018

Boris Gobille, Le Mai 68 des écrivains. Crise politique et avant-gardes litteraires

Boris Gobille
Le Mai 68 des écrivains 
Crise politique et avant-gardes litteraires
CNRS
Culture & Société
2018

Présentation de l'éditeur
Mai-Juin 68 : la contestation saisit des pans entiers de la société française, des lycéens aux étudiants, des ouvriers aux employés, des cadres aux acteurs de la culture. Facultés, usines, institutions occupées se transforment en une immense scène où tout est passé au crible de la critique : exploitation, aliénation, gaullisme, normes sociales, hiérarchies, domination, autorité. Cette gigantesque prise de parole est marquée par une créativité inédite. « Tous créateurs ! », dit d’ailleurs un slogan, « Écrivez partout », renchérit un autre. Roland Barthes célèbre la « parole sauvage » de Mai, Michel de Certeau observe qu’« une foule est devenue poétique ». Difficile pour les écrivains, en particulier d’avant-garde, de rester à l’écart de ce grand ébranlement de l’ordre symbolique…
C’est à ces avant-gardes littéraires qu’est consacrée l’étude de Boris Gobille. Durant ces semaines de fièvre, elles descendent dans la rue, multiplient les prises de position publiques, forment des collectifs et expérimentent de nouvelles articulations entre écriture et « révolution »… Autant d’enjeux explorés dans cet ouvrage qui revisite la question de l’engagement de la littérature et de la responsabilité des écrivains face aux événements politiques de leur temps. On y croisera des surréalistes, des existentialistes, des structuralistes, des communistes, des « gauchistes », des revues comme Tel Quel, Change, Action poétique, Les Lettres Françaises, La Nouvelle Critique, mais aussi Sartre, Beauvoir, Aragon, Sollers, Faye, Roubaud, Pingaud, Blanchot, Duras, Mascolo – parmi tant d’autres plus ou moins obscurs, plus ou moins renommés, tous acteurs de cette singulière aventure qui vit les écrivains s’emparer de 68 et 68 s’emparer des écrivains.

Spécialiste de Mai 68, des crises politiques et de l’engagement des intellectuels, Boris Gobille est maître de conférences de science politique à l’École Normale Supérieure de Lyon et chercheur au laboratoire Triangle.